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L'Actualité jurisprudentielle
L'essentiel de la jurisprudence récente

de la cour administrative d'appel de Lyon

et des tribunaux administratifs
de Dijon, Clermont-Ferrand, Grenoble
et Lyon

 Tribunaux administratifs du ressort de la cour administrative d'appel de Lyon

Dernière Revue  de jurisprudence en ligne

Rev.jurisp.ALYODA 2019 n°2


Campagne 2019 d'adhésion à l'association

TA Clermont-Ferrand - Département du Puy-de-Dôme - N° 1700790 - 13 juin 2019 - C+

Ce jugement précise les conditions dans lesquelles la carence de l’Etat dans le dispositif d’hébergement d’urgence peut être engagée, alors même que cette compétence est partagée avec le département.

TA de Grenoble, 2ème chambre - N°1606477, Mmes R. - 21 février 2019  - C+

Urbanisme - Définitions de l’emprise au sol par le plan local d’urbanisme et par le code de l’urbanisme
Contestant le permis de construire délivré à un voisin, les requérantes excipent, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la définition de l'emprise au sol annexée au règlement d'urbanisme, qui retient la notion de bâtiment, au regard de celle de l’article R. 420-1 du code de l'urbanisme, qui retient celle de construction. Le tribunal administratif rappelle que la définition de l'emprise donnée par le code de l'urbanisme est destinée à permettre l’application des règles légales et règlementaires relatives à l’autorisation d’urbanisme nécessaire à un projet et au recours obligatoire à un architecte. Elle n’a ni pour objet ni pour effet d’empêcher les auteurs d’un PLU de retenir une définition différente pour appliquer un coefficient d’emprise au sol qui relève de la compétence des collectivités en matière de police de l’urbanisme. Le Tribunal en déduit que cette exception d'illégalité ne peut être utilement soulevée.

CAA Lyon, 1ère chambre - N° 17LY02377 - 28 mai 2019 - C+

Droit de préemption urbain - Vente sur licitation - Cession de biens indivis
1) Selon l’article L. 213‑1 du code de l’urbanisme, les cessions de droits indivis portant sur un immeuble ou une partie d'immeuble, bâti ou non bâti sont soumises au droit de préemption sauf lorsqu'elles sont consenties à l'un des coïndivisaires. Une vente sur licitation par adjudication ordonnée par le juge judiciaire et portant sur l’ensemble d’un bien indivis ne constitue pas une cession de droits indivis au sens de ces dispositions. Il en résulte qu’une telle vente entre dans le champ d’application du droit de préemption. La circonstance qu’à l’issue de la vente l’un des coïndivisaires soit déclaré adjudicataire est à cet égard sans incidence.
2) Selon le même article L. 213‑1, en cas d'adjudication, lorsque cette procédure est autorisée ou ordonnée par un juge, l'acquisition par le titulaire du droit de préemption a lieu au prix de la dernière enchère, par substitution à l'adjudicataire, sauf dans le cas d’une vente mettant fin à une indivision créée volontairement, à moins que celle-ci résulte d'une donation-partage. Ces dispositions se bornent à exclure certaines ventes de l’obligation de préempter au prix de la dernière enchère mais n’ont ni pour effet ni pour objet de faire obstacle à ce qu’en cas de vente par adjudication, même pour mettre fin à une indivision créée volontairement, la préemption se fasse à ce prix.

 

TA de Grenoble, 2ème chambre - N°1803659, M. D. et autres -  31 janvier 2019 - C+
Conclusions de Nathalie Portal, rapporteur public au tribunal administratif de Grenoble


Urbanisme - Projet de Renouvellement Urbain - Concertation - Mesures préparatoires insusceptibles de recours
Plusieurs requérants ont demandé l'annulation de la délibération par laquelle le conseil municipal de Grenoble a approuvé, sous la forme d'un « plan guide », les objectifs et le dispositif de la concertation lancée, sur le fondement des articles L103-2 à L103-4 et L103-6 du code de l’urbanisme, en vue de renouveler le quartier de l’Esplanade. Le tribunal administratif relève qu'aux termes de la délibération contestée, le plan guide « définit les actions à mener, le cadre spatial et programmatique des opérations à venir, ainsi que les étapes de mise en œuvre » mais qu'il  « ne fige pas pour autant un plan exact » puisque, d’une part, « les traductions opérationnelles préciseront le projet en fonction des contraintes techniques, règlementaires et économiques » et, d’autre part, ce plan guide pourra être « adapté au grès de l’évolution des enjeux de programmation ou des opportunités opérationnelles ».  Il en déduit que ce plan guide qui, ne permet pas, par lui-même, la réalisation des opérations d’aménagement et ne constitue qu’un cadre, au surplus susceptible d’être modifié, revêt le caractère d’une mesure préparatoire insusceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir (Cf. CE n° 383037 du 30 mars 2016).

CAA Lyon, 1ère chambre - Syndicat des copropriétaires de la résidence Le Lac La Loze et autres - N°18LY03129 - 13 juin 2019 - C+

Procédure - Télérecours - Emission et mise à diposition de l'avis d'audience valant clôture de l'instruction
Pour l'application des dispositions des articles R611-11-1 et R613-2 du code de justice administrative et lorsque la notification de l'avis d'audience est faite par le moyen de l'application informatique Télérecours, un avis d'audience portant clôture de l'instruction ne saurait être regardé comme ayant été émis avant sa mise à disposition dans cette application. Alors qu'un mémoire, qui contenait des moyens nouveaux, a été produit avant que l'avis d'audience ne soit mis à disposition des parties dans l'application Télérecours, les requérants sont fondés à soutenir que le jugement qu'ils contestent, a été rendu au terme d'une procédure irrégulière et à demander son annulation.

TA de Lyon -  Mme X. - n° 1705471 - 13 mars 2019 - C+

Fonctionnaires et agents publics – Positions – Congés – Congés de maladie
Actes législatifs et administratifs – Application dans le temps – Entrée en vigueur – Entrée en vigueur immédiate

Les dispositions du IV de l’article 21 bis de la loi modifiée du 13 juillet 1983, issues de l’ordonnance du 19 janvier 2017 entrée en vigueur le 21 janvier 2017, sont d’application immédiate, en l’absence de dispositions contraires. Elles ont donc vocation à s’appliquer aux situations en cours, sous réserve des exigences attachées au principe de non rétroactivité, qui exclut que les nouvelles dispositions s’appliquent à des situations juridiquement constituées avant leur entrée en vigueur.
Les droits des agents publics en matière d’accident de service et de maladie professionnelle sont constitués à la date à laquelle l’accident est intervenu ou la maladie diagnostiquée.

CAA Lyon, 1ère chambre - N° 18LY01154 - 23 mai 2019 - C+

Permis de construire - Déclaration préalable de travaux - Retrait des décisions
Selon l’article L424‑5 du code de l'urbanisme, la décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de la décision. Passé ce délai, la décision ne peut être retirée que sur demande expresse du bénéficiaire.
En vertu de ces dispositions, l’autorité compétente ne peut rapporter une décision de non-opposition à une déclaration préalable que si la décision de retrait est notifiée au bénéficiaire de la décision de non-opposition avant l’expiration du délai de trois mois suivant la date à laquelle cette décision est intervenue (1). En cas de notification d’une telle décision de retrait par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, la réception de ce courrier par son destinataire doit être regardée comme intervenant à la date à laquelle le pli qui contient cette décision a été présenté pour la première fois à son adresse. (2)

CAA Lyon, 4ème chambre - N° 17LY02513 - Préfet du Rhône - commune de Pommiers - 28 février 2019 - C+

  • Conclusions de Geneviève Gondouin, rapporteur public à la Cour administrative d'appel de Lyon

Permis de construire - Instruction des demandes - Autorité compétente pour statuer sur la demande - Association de prestataires privés au processus d’instruction des demandes d’occupation des sols
Les dispositions de l’article R423-15 du code de l’urbanisme, qui énumèrent limitativement les services et entités auxquels une commune peut déléguer les actes d’instruction des demandes d’autorisation du droit des sols (ADS), ne font pas obstacle à la possibilité pour ces communes, seules ou groupées, de confier par convention à d’autres entités, publiques ou privées, la réalisation de prestation d’études des dossiers de demande de ces autorisation, sans leur conférer cependant aucun pouvoir d’instruction.

CAA Lyon, 3ème chambre - N° 17LY01969 - Commune de Marignier - 4 juin 2019 - C+

Établissements publics et groupements d’intérêt public – Régime juridique des établissements publics – Extension du périmètre d’un établissement public foncier local – Compétence exclusive du représentant de l’Etat dans la région – Existence, y compris avant l’intervention de la loi du 27 janvier 2017

Sur déféré du préfet de la Haute-Savoie, le tribunal administratif de Grenoble a, par jugement du 16 mars 2017, annulé une délibération du 16 décembre 2015 par laquelle le conseil municipal de Marignier a demandé l’adhésion de la commune à l’établissement public foncier de la Haute-Savoie. Contrairement à ce que l’intitulé de cette délibération aurait pu laisser penser, il ne s’agissait pas pour la commune de demander cette autorisation au préfet, mais directement à l’établissement public foncier (EPF).

CAA Lyon, 4ème chambre - N° 16LY02954 - 28 février 2019 - C

  • Conclusions de Geneviève Gondouin, rapporteur public à la Cour administrative d'appel de Lyon

Cité de la gastronomie - Cité de la gastronomie Dijon option Vigne et vin - Repas gastronomique des Français - RGF - Patrimoine Immatériel de l’Humanité (UNESCO) - Réseau des Cités de la gastronomie - Villes de Dijon, Lyon, Paris Rungis, Tours
Marchés et contrat - Règles de procédure contentieuse spéciales - Recevabilité du REP en matière contractuelle
Le projet de cité de la gastronomie de Dijon, dédiée à la vigne et vin mais qui s’accompagne aussi d’une opération d’aménagement et de revitalisation du centre-ville  autour du site historique de l’hôpital général, divise le conseil municipal de Dijon.
L’arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon marque ainsi une étape décisive dans le conflit qui oppose un conseiller municipal et la municipalité.
La solution de la cour, outre qu’elle permet surement de lever des incertitudes sur l’avenir du projet, pour lequel les investisseurs potentiels hésitaient à s’engager dans ce contexte, est, du seul point de vue juridique, une illustration de la complexité contentieuse des opérations menées sur le domaine privé des collectivités.

CAA Lyon, 3ème chambre - N° 17LY00929 - Union nationale de l'apiculture française UNAF - C+

Agriculture et forêts - Produits phytosanitaires et biocides - Autorisation de mise sur le marché - Portée de l’inscription sur la liste des "substances actives" (article L253-1 du code rural)
Il s’agit de la contestation du refus d’abroger une décision du 27 mars 2013 autorisant la mise sur le marché d’un produit insecticide "Cheyenne" de la société SAS Philargo France. L’UNAF en a saisi le tribunal administratif de Lyon qui, par jugement du 20 décembre 2016, a rejeté sa demande.
Le produit "cheyenne" est un insecticide destiné à traiter le sol contre les taupins du maïs, du maïs doux et du sorgho. Il contient une substance active au sens de la réglementation européenne (article 2 du règlement n° 1107/2009 du 21 octobre 2009, c’est-à-dire "exerçant une action générale ou spécifique sur les organismes nuisibles ou sur les végétaux, parties de végétaux ou produits végétaux"). Cette substance est la clothianidine (famille des néonicotinoïdes), qui représente 0,7% de la masse pondérale de la préparation. Elle est connue pour avoir des effets toxiques sur, notamment, les abeilles communes.La préparation "Cheyenne" contient également une autre substance, le silicate d’aluminium (ou kaolin), qui est aussi répertoriée comme un produit actif autorisé en tant que répulsif par le règlement d’exécution (UE) n° 540/2011 du 25 mai 2011 (substance n° 220). Cette substance représente un peu moins de 5% de la masse pondérale totale de la préparation "Cheyenne".

Étrangers – Séjour des étrangers – Refus de séjour – Questions générales – Interdiction de retour – Convocation devant le tribunal correctionnel
Le 5 juin 2018, le préfet fait obligation à un ressortissant étranger de quitter sans délai le territoire français et interdiction de retour durant deux ans. L’intéressé était cité à comparaître devant le tribunal correctionnel le 3 décembre 2018. Devant le tribunal correctionnel, il pourra, en vertu de l’article 410 du code de procédure pénale, faire valoir qu’il est dans l’impossibilité de comparaître pour une cause indépendante de sa volonté. Dès lors, le refus d’un délai de départ volontaire et l’interdiction de retour ne méconnaissent pas son droit à un procès équitable garanti par l’article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. 

TA Lyon, 18 juin 2019 - N° 1805122 - C+

TASCOM - Activité "mixte" - Calcul de la surface de vente au détail -  La surface des espaces affectés à la circulation de la clientèle doit être répartie entre les différentes activités
L’article 3 de la loi n°72-657 du 13 juillet 1972 prévoit que la taxe sur les surfaces commerciales est assise sur la surface de vente des magasins de commerce de détail, dès lors qu'elle dépasse 400 mètres carrés. Toutefois le seuil de superficie de 400 mètres carrés ne s'applique pas aux établissements contrôlés par une même personne et exploités sous une même enseigne commerciale lorsque la surface de vente cumulée de l'ensemble de ces établissements excède 4 000 mètres carrés. La surface de vente des magasins de commerce de détail, prise en compte pour le calcul de la taxe s'entend des espaces affectés à la circulation de la clientèle pour effectuer ses achats, de ceux affectés à l'exposition des marchandises proposées à la vente, à leur paiement, et de ceux affectés à la circulation du personnel pour présenter les marchandises à la vente.

CAA Lyon, 5ème chambre - N° 17LY02930 - Société Distribution Casino France - 21 février 2019 - C+

  • Conclusions de Jean-Simon Laval, rapporteur public à la cour administrative d'appel de Lyon

Travail et emploi – Licenciements – Autorisation administrative – Salariés protégés  – Bénéfice de la protection  – Autres  – Gérants non-salariés des succursales de maisons d’alimentation de détail
L’ancien article L782-7 du code du travail prévoyait que les gérants non salariés des succursales de maisons d’alimentation de détail « bénéficient de tous les avantages accordés aux salariés par la législation sociale » (exemple d’application : Cass. soc. 21 mai 1981, n° 80-60.414 et, s’agissant du statut protecteur aux gérants non salariés : CE, 1988-02-12, 75492, S.A Constructions métalliques Claude Ribault ; CE, 1986-09-26, 49606, S A. "Union commerciale" ). L’article L7322-1 du nouveau code du travail, issu de loi n° 2008-67 du 21 janvier 2008, a donné à ces dispositions une portée plus restrictive (« Les dispositions du chapitre Ier sont applicables aux gérants non-salariés définis à l’article L7322-2, sous réserve des dispositions du présent chapitre. ») .

TA Lyon, 15 mai 2019 -  N° 1801384 - C+

Collectivités territoriales - Région - Organisation de la région - Organes de la région - Fonctionnaires et agents publics – Rémunération – Indemnités accessoires - Supplément familial de traitement - Indemnité de résidence
Le plafond indemnitaire prévu pour les collaborateurs des groupes politiques représentés au sein de l’assemblée régionale ne peut être opposé aux demandes de versement des indemnités prévues à l’article 20 de la loi du 13 juillet 1983.
L’article L4132-23 du code général des collectivités territoriales a vocation à garantir le pluralisme au sein de l’assemblée régionale par l’allocation de moyens destinés à la rémunération des collaborateurs des groupes politiques. Le plafonnement de dépenses qu’il institue (30% des indemnités versées annuellement aux conseillers régionaux) doit, dès lors, se limiter à la rémunération principale, telle que définie au contrat, selon le niveau de qualification de chaque collaborateur.

CAA Lyon, 6ème chambre - N° 15LY03785 - 14 février 2019 - C+

Travaux publics  – Règles communes à l’ensemble des dommages de travaux publics – Régime de la responsabilité – Qualité de tiers, d’usager ou de participant à un travail public
Le litige à l’origine de cet arrêt a donné lieu à un important revirement de jurisprudence opéré par la décision du CE, MAIF et autres n° 359548 du 9 novembre 2015 : désormais l'employeur auteur d'un dommage condamné par le juge judiciaire à indemniser la victime est recevable à se retourner contre la collectivité publique co-auteur du dommage, même lorsqu'il a commis une faute inexcusable au sens de l'art. L452-1 du code de sécurité sociale.

TA Lyon, 29 avril 2019 - Syndicat de personnel d’encadrement de la Ville de Lyon et organismes rattachés UGICT-CGT c/ Commune de Lyon - N° 1806281 - C+

Procédure – Diverses sortes de recours – Recours de plein contentieux - Responsabilité de la puissance publique – Faits susceptibles ou non d’ouvrir une action en responsabilité – Responsabilité régie par des textes spéciaux
Action de groupe exercée par un syndicat en vue, d’une part, d’obtenir de la collectivité qu’elle mette fin à la discrimination indirecte fondée sur le genre entre deux cadres d’emplois de fonctionnaires territoriaux, caractérisée par la disparité des rémunérations accessoires approuvées par l’assemblée délibérante pour chacun de ces cadres d’emplois, l’un à effectifs majoritairement masculins, l’autre à effectifs presque exclusivement féminins et, d’autre part, à ce que les agents du cadre d’emplois lésé soient individuellement indemnisés dans l’hypothèse où serait reconnu le principe de la responsabilité de la collectivité.

CAA Lyon 2ème chambre - N° 18LY02505 -  12 février 2019 - C+

Etrangers - Asile - Demande d'asile - Règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 - Décision de transfert Dublin III - Exécution des jugements - Injonction en cas d'annulation - Aux termes de l’article L742‑6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d'asile : « Si la décision de transfert est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues au livre V. L'autorité administrative statue à nouveau sur le cas de l'intéressé. ».
Eu égard au motif de l’annulation de la décision de transfert de l'intéressée vers l’Allemagne, tiré du suivi médical hospitalier dont elle fait l'objet en France, toujours en cours, et en l'absence de modification dans sa situation, cette annulation implique nécessairement que les autorités françaises soient responsables de l’examen de sa demande d’asile. Par suite, l'arrêt implique nécessairement que l’autorité administrative statue à nouveau sur le cas de l’intéressée en la munissant de l’attestation de demande d’asile mentionnée à l’article L. 741‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile prévue dans cette hypothèse et lui remette les dossiers destinés à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente décision (1).  Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sont nommés membres du jury du concours national d'agrégation pour le recrutement de professeurs des universités dans les disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion, ouvert par l'arrêté du 22 janvier 2019 :   
Droit public

* Membre fondatrice d'ALYODA 

 

CAA Lyon, 1ère chambre - N° 17LY04049 - 12 février 2019 - C+

Urbanisme - Permis de construire tacite - Retrait du permis de construire - Respect de la procédure contradictoire - Indivision
Affaire relative au retrait d'un permis de construire tacite après confirmation d'une demande faisant  suite à une décision de sursis à statuer. En l'espèce la demande avait été présentée par trois indivisaires expressément désignés avec leurs adresses respectives dans le formulaire CERFA. En principe, dans ce cas, la procédure préalable au retrait doit être menée à l'égard de chacun des demandeurs CE 4 décembre 2017 n° 407165 B. En l'espèce, la procédure contradictoire n'a été menée qu'à l'égard d'un seul indivisaire. Cependant, dès lors que la confirmation de la demande après décision de sursis à statuer n'avait été présentée que par un seul indivisaire se présentant au nom de l'indivision, il est jugé que le maire a pu régulièrement mener la procédure contradictoire à l'égard de ce seul indivisaire qui a d'ailleurs ensuite présenté des observations au nom de l'indivision.

CAA Lyon, 2ème chambre formation à 5  - N° 18LY01521 - 16 mai 2019 - C+

Asile – Procédure non contentieuse – Décision de remise Dublin III assortie d’une mesure de rétention ou d’assignation à résidence – Délivrance de documents d’information sur les droits et obligations des demandeurs d’asile à l’issue de l’entretien – Irrégularité – Existence – "Danthonysation" de l’irrégularité dans les circonstances de l’espèce – Absence
En application de l’article 4 du règlement (UE) n° 604‑2013 du 26 juin 2013, la délivrance de documents d’information sur les droits et obligations des demandeurs d’asile doit, eu égard à l’objet et au contenu de ces documents, intervenir au début de la procédure d’examen des demandes d’asile pour permettre aux intéressés de présenter utilement leur demande aux autorités compétentes et, notamment, de mesurer les enjeux attachés au fait de porter à la connaissance de ces autorités des informations relatives à la présence de membres de la famille dans un Etat membre ou aux raisons humanitaires susceptibles de justifier l’examen de la demande dans un Etat membre déterminé. Les intéressés doivent ainsi avoir été mis à même de présenter, de manière utile et effective, les éléments permettant de déterminer l’Etat qui devra se prononcer sur leur demande de protection internationale et les motifs qui légitimeraient que l’autorité déroge à l’application des critères de détermination de cet Etat.

CAA Lyon, 2ème chambre - N° 17LY03985 - 12 février 2019 - C+

  • Conclusions de Jean-Paul Vallecchia, rapporteur public à la Cour administrative d'appel de Lyon

Fiscalité -  Contributions et Taxes - Impôts sur le revenu - Pénalités - Pénalités pour activité occulte -  Cas de l'application de l'article 155 A du code général des impôts  - Rémunération d'une personne étrangère pour des services rendus en France
Aux termes de l’article 1728 du code général des impôts : « 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : / c. 80 % en cas de découverte d'une activité occulte (…) ». Il résulte de ces dispositions que dans le cas où un contribuable n’a ni déposé dans le délai légal les déclarations qu’il était tenu de souscrire, ni fait connaître son activité à un centre de formalités des entreprises ou au greffe du tribunal de commerce, l'administration doit être réputée apporter la preuve, qui lui incombe, de l'exercice occulte de l'activité professionnelle si le contribuable n'est pas lui-même en mesure d’établir qu’il a commis une erreur justifiant qu’il ne se soit acquitté d’aucune de ces obligations déclaratives.

CAA Lyon, 2ème chambre - 7 mai  2019 - N° 19LY00062 - Préfet du Rhône - C+

Etrangers – Refus de séjour – Etranger malade – Absence d'obligation d’inviter expressément l’étranger à mentionner s’il estime se trouver dans l’incapacité de voyager sans risque
Il résulte des dispositions de l’arrêté du 9 novembre 2011 que le médecin de l’agence régionale de santé ne doit indiquer, dans son avis, si l’état de santé de l’étranger ne lui permet pas de voyager sans risque vers son pays d’origine que dans le cas où il estime que celui-ci peut bénéficier d’un traitement approprié dans ce pays. Dans le cas où ce médecin estime que l’étranger ne peut bénéficier d’un tel traitement et où le préfet entend s’écarter de cet avis, et prendre un arrêté par lequel il refuse à l’étranger un titre de séjour en qualité d’étranger malade, sur le fondement des dispositions du 11° de l’article L. 313-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il appartient au préfet de vérifier, à partir des éléments dont il dispose, si l’étranger est en capacité de voyager sans risque. Il n’est, en revanche, pas tenu, à peine d’irrégularité de sa décision, d’inviter expressément l’étranger à mentionner s’il estime se trouver dans l’incapacité de voyager sans risque.
Comp. CAA Nantes, Formation plénière, 15 février 2017, n° 16NT01585

CAA Lyon,1ère chambre - N° 17LY03134 - 12 février 2019 - C+

Compétence - Compétence des cours administratives d'appel - Permis de construire valant autorisation d'exploitation commerciale
En l'espèce, la cour administrative d'appel de Lyon est compétente en premier et dernier ressort pour juger le recours dirigé contre le permis de construire pour un projet de bâtiment commercial d’une surface de plancher de 3 043 m² sur la place du Général de Gaulle à Chalon-sur-Saône.

CAA Lyon, 2ème chambre (formation à 5) - N° 17LY03413 - Commune de Fontanil-Cornillon -  23 avril  2019 - C+


Procédure contentieuse - Responsabilité - Fiscalité - Contributions et taxes - Responsabilité de l'Etat à l'égard d'une commune du fait de la non imposition d'un contribuable à la taxe foncière - Tribunal administratif statuant en premier et dernier ressort -  Absence - Compétence d'appel de la cour administrative  -  Existence -  Solution implicite - Taxe foncière sur les propriétés bâties
Aux termes des dispositions de l’article R811-1 du code de justice administrative : « Toute partie présente dans une instance devant le tribunal administratif ou qui y a été régulièrement appelée, alors même qu'elle n'aurait produit aucune défense, peut interjeter appel contre toute décision juridictionnelle rendue dans cette instance. / Toutefois, le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort : (…) 4° Sur les litiges relatifs aux impôts locaux et à la contribution à l'audiovisuel public, à l'exception des litiges relatifs à la contribution économique territoriale ; (…) 8° Sauf en matière de contrat de la commande publique sur toute action indemnitaire ne relevant pas des dispositions précédentes, lorsque le montant des indemnités demandées est inférieur au montant déterminé par les articles R. 222-14 et R. 222-15(…). / Par dérogation aux dispositions qui précèdent, en cas de connexité avec un litige susceptible d'appel, les décisions portant sur les actions mentionnées au 8° peuvent elles-mêmes faire l'objet d'un appel. Il en va de même pour les décisions statuant sur les recours en matière de taxe foncière lorsqu'elles statuent également sur des conclusions relatives à cotisation foncière des entreprises, à la demande du même contribuable, et que les deux impositions reposent, en tout ou partie, sur la valeur des mêmes biens appréciée la même année. ».

TA Lyon, ordonnance de référé - 22 février 2019 - N° 1901311 - C

Par une ordonnance du 22 février 2019, les juges des référés du tribunal administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, ont rejeté le référé-liberté introduit par une personne blessée lors de la manifestation dite "des gilets jaunes" à laquelle elle a participé le 16 février 2019 dans le centre de Lyon.
Cette personne demandait notamment au tribunal administratif d’enjoindre au préfet du Rhône de prendre toutes mesures utiles afin de garantir le respect effectif de son droit à manifester lors de la manifestation programmée du samedi 23 février 2019.

PLU - Procédure de modification, révision des documents d'urbanisme - Notion d'ouverture à l'urbanisation

1) Dès lors que les changements opérés par une procédure de modification d’un plan local d’urbanisme, par leur nature et leur étendue, ne peuvent être regardés comme étant susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement au sens de la directive européenne 2001/42/CE du 27 juin 2001, le caractère illégalement restrictif des dispositions réglementaires en ce qui concerne le champ des procédures de modification soumises à évaluation environnementale (1) est sans incidence en l'espèce sur la régularité de la procédure suivie.    (1) Voir CE, 19 juillet 2017, France Nature Environnement n° 400420
2) En vertu du 4° du I de l’article L123‑13 du code de l’urbanisme (aujourd’hui 4° de l’article L153‑31), le plan local d'urbanisme fait l'objet d'une révision lorsqu’il est envisagé d'ouvrir à l'urbanisation une zone à urbaniser qui, dans les neuf ans suivant sa création, n'a pas été ouverte à l'urbanisation ou n'a pas fait l'objet d'acquisitions foncières significatives de la part de la commune ou de l'établissement public de coopération intercommunale compétent, directement ou par l'intermédiaire d'un opérateur foncier.

CAA Lyon, 5ème chambre -  N° 17LY03292 - Association CAEDA - 7 février 2019 - C+

Contributions et taxes - Réductions d'impôt - Sommes ouvrant droit à réduction d'impôt - Sommes versées au profit d'œuvres ou d'organismes d'intérêt général ayant un caractère philanthropique ou social – Amendes, pénalités, majorations - Amende fiscale prévue à l’article 1740 A du CGI - Sommes versées au profit d’œuvres ou d’organismes d’intérêt général ayant un caractère philanthropique ou social (art. 200, 1-b) du CGI) - Organisme dispensant un enseignement à distance - Exclusion

Le litige concerne une association se présentant comme un organisme d’intérêt général éducatif (enseignement à distance), au sens du a) de l’article 200 du code général des impôts. L’administration lui reproche ne n’avoir pas en réalité ce caractère et d’avoir indument délivré des attestations ouvrant droit à des réductions d’impôts. En conséquence, elle lui a infligé l’amende prévue à l’article 1740 A du code général des impôts (25 % des sommes indûment mentionnées sur les attestations). Son action vise à la décharge de cette amende.

Généralités – Règles générales d'établissement de l'impôt – Abus de droit et fraude à la loi - Régime prévoyant le report d'une imposition (art. 150-0 B ter du CGI) - Utilisation abusive.
Un contribuable détient la quasi-totalité des parts d’une société holding à laquelle il apporte 540 parts d’une autre société. Cet apport est valorisé à 1 500 000 euros (montant non contesté), ce qui dégage une plus value de 1 494 600 euros (compte tenu de la valeur initiale des titres apportés). En contrepartie des 540 parts apportées à la holding, le contribuable a reçu des parts de la société holding pour une valeur de 1 370 000 euros et une soulte de 130 000 euros.
Le contribuable a estimé que la plus value de 1 494 600 euros peut faire l’objet d’un report d’imposition en application de l’article 150-0 B ter du code général des impôts mais l’administration fiscale lui a refusé le bénéfice de ce report pour une partie de la plus-value réalisée en considérant qu’il y a eu un échange de titres pour 1 370 000 euros et une cession de titres pour 130 000 euros et que si la plus value réalisée lors de l’échange de titres peut être placée en report d’imposition, celle réalisée lors de la cession de titres ne le peut pas car l’opération est constitutive d’un abus de droit.

CAA Lyon, 1ère chambre - N° 18LY00689 - 24 janvier 2019 - C

Procédure -  Introduction de l’instance - Formes de la requête - Présentation de la requête par voie électronique - Notion de pièce - Article R611-8-2 du code de justice administrative
La question posée porte sur les modalités d’application du dernier alinéa de l’article R611-8-2 du code de justice administrative : « Lorsque les parties et mandataires inscrits dans l’application transmettent, à l’appui de leur mémoire, un fichier unique comprenant plusieurs pièces, chacune d’entre elles doit être répertoriée par un signet la désignant conformément à l’inventaire qui en est dressé. S’ils transmettent un fichier par pièce, l’intitulé de chacun d’entre eux doit être conforme à cet inventaire. Ces obligations sont prescrites aux parties et mandataires inscrits dans l’application sous peine de voir leurs écritures écartées des débats à défaut de régularisation dans un délai imparti par la juridiction. ». 

TA Lyon, juge des référés - n° 1903303 - 4 mai 2019 - C+

Liberté fondamentale. Existence - La possibilité d'assurer de manière effective sa défense devant le  juge, dont fait partie le droit pour les avocats de communiquer librement avec leurs clients ainsi que de leur rendre visite, a le caractère d'une liberté fondamentale au sens de l'article L521-2 du code de justice administrative.
Atteinte grave et manifestement illégale. Permis de communiquer. Violation du droit de communication de l’avocat avec son client détenu (articles 25 de la loi du 24 novembre 2009 et R57-6-5 du code de procédure pénale). Interdiction faite par l’administration pénitentiaire à un avocat de visiter au parloir de la prison ses clients « prévenus ». Existence en l’espèce.

L’administration pénitentiaire a interdit, à titre conservatoire, l’accès au sein des centres pénitentiaires de Lyon-Corbas et de Villefranche-sur-Saône à un avocat retrouvé en possession d’objets prohibés en prison. L’avocat a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Lyon sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative aux fins de suspendre l’exécution des décisions des directeurs de ces centres pénitentiaires et d’enjoindre le rétablissement sans délai de son accès à ces centres pénitentiaires et aux parloirs avocats pour visiter et communiquer librement avec les personnes détenues, dont deux de ses clients, pour lesquelles a été délivré un permis de communiquer.

CAA Lyon, 1ère chambre - N° 18LY00673 - société SAS JAD - 29 janvier 2019 - C+

Urbanisme et aménagement du territoire – Permis d’aménager – Refus de permis d’aménager requalifié en retrait d’un permis tacitement acquis
Dans cette affaire la cour a été amenée à requalifier un refus de permis d’aménager en retrait d’un permis tacitement acquis.
Les motifs de la décision attaquée devant être censurés, il est toutefois apparu nécessaire de procéder préalablement à la requalification de la décision attaquée dès lors que cette requalification impliquait une réponse différente aux conclusions à fin d’injonction formées par le pétitionnaire. La censure d’un refus de permis implique en effet selon les cas la délivrance de ce permis ou le réexamen de la demande, alors que le constat de l’existence préalable d’un permis tacite aboutit à rejeter la demande à fin d’injonction du pétitionnaire tendant à cette délivrance ou à ce réexamen.

CAA Lyon 2ème chambre - N° 17LY04235 - Ministre de l'action et des comptes publics c/ SASP ASM Clermont Auvergne - 23 avril 2019 - C+

Fiscalité - Contributions et taxes - Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) - Champ d'application - Flux financier sans contrepartie individualisée en lien direct avec le flux - Absence
Des dispositions du I de l’article 256 du code général des impôts et l'article 266 du même code, prises pour l’adaptation de la législation nationale à l’article 2 et au paragraphe 1 de l’article 11 A de la sixième directive du Conseil des communautés européennes du 17 mai 1977, tels que la Cour de justice de l’Union européenne les a interprétés, il résulte que sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée les sommes dont le versement est en lien direct avec des prestations individualisées, en rapport avec le niveau des avantages procurés aux personnes qui les versent (1).
Afin de se conformer à l'article L. 122-1 du code du sport et à l’article 2.2.3 du chapitre 2 du titre II de la convention collective du rugby professionnel, l’association ASM Clermont Auvergne a créé une société anonyme sportive professionnelle, SASP, du même nom en vue de lui confier certaines activités qu’elle exerçait jusqu’alors.


Contributions et taxes - Impôt sur les sociétés - Plus-values - Exonérations - Article 238 quindecies du code général des impôts - Article 210 A du code général des impôts - Effets d’une fusion rétroactive sur les conditions d’exonération - Neutralité de la fusion - Existence
Des dispositions de l’article 238 quindecies du code général des impôts, il résulte que les exonérations totales ou partielles de plus‑values qu’elles prévoient sont notamment subordonnées à la condition qu’à la date de la transmission de l’entreprise individuelle ou de la branche complète d’activité, l’activité ait été exercée pendant au moins cinq ans. En revanche, lorsque cette activité a été exercée, successivement ou simultanément, dans plusieurs fonds ou établissements, elles n’imposent pas, en outre, que ceux-ci aient été eux-mêmes détenus ou exploités pendant au moins cinq ans à la date de leur cession (1).

CAA Lyon 1ère chambre - N° 15LY02987 - commune de Talloires-Montmin - 19 mars 2019 - C+

Urbanisme et aménagement du territoire – Plans d'aménagement et d'urbanisme  – Plans locaux d’urbanisme (PLU) – Légalité des plans – Légalité interne  – Prescriptions pouvant légalement figurer dans un POS ou un PLU  – Création de secteurs dans lesquels les logements sont réservés à l’hébergement de personnel saisonnier – Impossibilité
Impossibilité, en l’absence de disposition le permettant, de créer des secteurs dans lesquels les logements sont réservés à l’hébergement de personnel saisonnier.
S’agissant des dispositions du règlement relatives aux logements destinés à l’hébergement du personnel saisonnier :  Aux termes de l’antépénultième alinéa de l’article R. 123‑9 alors en vigueur du code de l’urbanisme : « Les règles édictées dans le présent article peuvent être différentes, dans une même zone, selon que les constructions sont destinées à l’habitation, à l’hébergement hôtelier, aux bureaux, au commerce, à l’artisanat, à l’industrie, à l’exploitation agricole ou forestière ou à la fonction d’entrepôt. En outre, des règles particulières peuvent être applicables aux constructions et installations nécessaires aux services publics ou d’intérêt collectif.». 

CAA Lyon, 1ère chambre  - N° 17LY01925 - Commune de Montluel - 24 janvier 2019 - C+

Urbanisme et aménagement du territoire  - Règles de procédure contentieuse spéciales - Pouvoirs du juge - Moyens - Régularisation d'une autorisation d'urbanisme - Sursis à statuer - Voies de recours - Intérêt pour interjeter appel d'un jugement avant dire droit
Un tribunal administratif, saisi d’une demande d’annulation d’un permis de construire, retient un seul moyen comme fondé, en l’espèce un moyen selon lequel manque au dossier de demande de permis une attestation d’architecte ou d’expert requise en présence d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles, et écarte tous les autres moyens au titre de l’article L600‑4‑1 du code de l'urbanisme. Le tribunal fait ensuite application de l’article L600-5-1 du même code et sursoit à statuer pour permettre la régularisation de ce vice. Celui‑ci n’ayant pas été régularisé faute de production, dans le délai imparti, d’une attestation répondant aux exigences réglementaires, le jugement mettant fin à l’instance prononce l’annulation du permis de construire.  Sur requête de la commune, la cour confirme le bien-fondé du motif d’annulation retenu par le tribunal et rejette l’appel principal.

CAA Lyon, 5ème chambre, N° 17LY03684 - Ministre de l’action et des comptes publics / M. C. - 11 avril 2019 - C+

Le litige concerne l’application d’un dispositif d’abattement forfaitaire, au titre des frais professionnels, prévu par les dispositions du 1° de l’article 81 du code général des impôts, au profit, notamment, des directeurs de journaux.
Selon ces dispositions, dans leur rédaction applicable en l’espèce, issue de l’ordonnance du n° 2000-916 du 19 septembre 2000 : « Sont affranchis de l’impôt : 1° Les allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction ou à l’emploi et effectivement utilisées conformément à leur objet. Les rémunérations des journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux et critiques dramatiques et musicaux perçues ès qualités constituent de telles allocations à concurrence de 7 650 €. (…) ».En l’espèce, M. C. est le gérant et le directeur de publication de la SARL B. Press, société éditrice des journaux gratuits « La Gazette de Côte-d’Or » et « Gazette Info », qui a fait l’objet d’une vérification de comptabilité.

TA de Dijon, 1ère chambre - N° 1802530 - 31 décembre 2018 - C+

Code de l'éducation - Diplôme national de master - Article L612-6-1 du code de l’éducation - Accès à la seconde année de master - Décret n° 2016-672 du 25 mai 2016 relatif au diplôme national de master, validé par l’arrêt du Conseil d’Etat du 22 décembre 2017 n° 400173
La différence de traitement manifestement disproportionnée par rapport à la différence de situation viole le principe d’égalité (Conseil d’Etat 30 mai 2007 n° 251144).
Application à l’exigence, pour l’entrée en master 2, d’une moyenne générale de 12/20 en master 1 s’il a été obtenu dans la même université et de 15/20 s’il a été obtenu dans une autre université (rappr. Conseil d’Etat 30 mars 2016 n° 395425).

CAA Lyon, 4ème chambre - N° 17LY01754 - 21 mars 2019 - C+

Service public pénitentiaire - Droits des détenus - Préservation de l’activité et des intérêts d’une entreprise concessionnaire - Circonstance ne justifiant à elle seule le déclassement d’un emploi
M. B. relève appel de l’ordonnance du 6 janvier 2017 par laquelle le président du tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable sur le fondement de dispositions de l'article R222-1 du code de justice administrative, sa demande d’annulation de la lettre « de rappel sur les règles de fonctionnement de l’atelier 2 » du 5 septembre 2016 du directeur de la maison centrale du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, au motif que cette lettre ne constitue pas une décision lui faisant grief.

TA Clermont-Ferrand - N° 1800692 - 8 février 2019 - C+

Fonction publique - Maladie professionnelle - Reconnaissance d'une maladie professionnelle - Surdité - Activité de ripeur 
Une surdité ne peut être regardée comme une maladie professionnelle pour un ripeur dès lors que ces fonctions ne figurent pas sur le tableau limitatif des fonctions pouvant permettre de reconnaître cette pathologie imputable au service.

 


Marchés publics – Procédure  - Qualité pour agir – Représentation des personnes morales
Sous-traitant d’une entreprise titulaire d’un marché public qui, bien qu’acceptée par le pouvoir adjudicateur et agréée quant à ses conditions de paiement, n’a pas été payée des prestations qu’elle a réalisées ; la somme ayant été versée au titulaire du marché. Cependant, la demande de dédommagement, adressée au maître d’ouvrage, a été formulée non par le sous-traitant lui-même, mais par la fédération départementale du bâtiment et des travaux publics auprès du maître de l’ouvrage. Irrecevabilité des conclusions indemnitaires en l’absence de demande préalable régulièrement notifiée au maître d’ouvrage : le sous-traitant n’avait pas donné mandat à la fédération pour former en son nom, une demande préalable ; dans ces circonstances, le rejet implicite de la demande d’indemnisation présentée par la fédération du bâtiment n’a pas lié le contentieux à l’égard de la société requérante (voir CE, 29 décembre 1997, n° 129772, B ; CE 29 mai 1974, Min. Intérieur n° 90915).


 

Le 4 octobre 2018, la Faculté de droit de l'université Jean Moulin Lyon 3, se fera « maison du droit » et accueillera à la Manufacture des Tabacs, la 1ère édition lyonnaise de la « Nuit du Droit » de 19 heures à 1 heure du matin. En plus de la présence des professionnels du droit, la « Nuit du droit » rassemblera les étudiants lyonnais ainsi que leurs parents, et sera ouverte au grand public.

La cour administrative d'appel de Lyon et ALYODA, partenaires de la Nuit du Droit !

PROGRAMME 2018 ICI 

NuitduDroit2018Cet événement regroupera notamment, aux côtés de
la Faculté de droit, la Cour administrative d'appel de Lyon et l'association lyonnaise de droit administratif ALYODA,
le Barreau de Lyon, le Barreau de l'Ain, l’École des avocats Rhône-Alpes,
la Cour d’appel de Lyon,
la Chambre des notaires du Rhône, le Conseil régional des notaires de Lyon, le Centre de formation professionnelle des notaires,
l’Institut des métiers du notariat

la Chaire lyonnaise des droits de l’Homme,
la Compagnie Nationale des Conseils en Propriété Industrielle.

TA de Lyon, formation élargie -  N° 1704535 - 3 avril 2019 - C+

Médiation - Protocole transactionnel conclu à l’issue d’une médiation engagée en cours d’instance – Conditions d’homologation – Concessions réciproques et équilibrées - Existence - L213-1 et L213-3 du code de justice administrative - L423-1 du code des relations entre le public et l'administration 
1) Il résulte de l’article L213-4 du code de justice administrative que les parties sont libres de demander l’homologation de tout accord, issu d’une médiation engagée avant l’introduction d’une instance ou en cours d’instance, réglant à l’amiable leurs différends afin de lui conférer force exécutoire. Il appartient alors au juge de vérifier que les parties consentent effectivement à cet accord et qu’il ne méconnaît pas des règles d’ordre public, dont celle relative à l’interdiction de porter atteinte aux droits dont elles n’ont pas la libre disposition prévue par l’article L213-3 du même code.
2) Lorsque l’accord présente le caractère d’une transaction au sens du code civil et du code des relations entre le public et l’administration, il appartient en outre au juge de vérifier qu’il contient des concessions réciproques et équilibrées.

M. Cédric Meurant, doctorant en droit public de l'université Jean Moulin Lyon 3, membre de l'équipe de de droit public de Lyon (IEA) et auteur pour ALYODA, a reçu le prix de thèse de l'Association française de droit administratif. Ce prix lui a été décerné le 13 juin 2018, par un jury présidé par le professeur Pierre Delvolvé.
Sa thèse, rédigée sous la direction du professeur Caroline Chamard-Heim porte sur "L'interprétation des écritures des parties par le juge administratif français".

TA Grenoble, 5ème chambre - N° 1605918 - FRAPNA Savoie et autres - 5 mars 2019 - C+

Urbanisme – Aménagement et protection de la montagne – unités touristiques nouvelles
L’article R145-6 du code de l'urbanisme alors en vigueur (repris aujourd’hui à l’article R122-14) prévoyait que le dossier de demande d’autorisation de création d’une unité touristique nouvelle devait notamment préciser « les conditions générales de l'équilibre économique et financier du projet ». Le IV de l’article L145-3 du code de l'urbanisme, alors en vigueur (aujourd’hui L122-15) disposait uniquement, sans être précisé par voie réglementaire, que les créations d'unités touristiques nouvelles «  doivent prendre en compte les communautés d'intérêt des collectivités locales concernées et contribuer à l'équilibre des activités économiques et de loisirs, notamment en favorisant l'utilisation rationnelle du patrimoine bâti existant et des formules de gestion locative pour les constructions nouvelles » et que « leur localisation, leur conception et leur réalisation doivent respecter la qualité des sites et les grands équilibres naturels ».

Réussite au concours d’agrégation de droit public :
La Faculté de droit de l'université Jean Moulin Lyon 3 à l’honneur !

Fanny Tarlet (2ème) -  Jean-François Kerléo (4ème) - Christophe Testard (16ème) - Lukasz Stankiewicz (19ème) (membres d'ALYODA) deviennent professeurs des universités.
Tous les quatre ont préparé leur doctorat au sein de l’Equipe de Droit Public de Lyon - Faculté de droit de l'Université Jean Moulin Lyon 3. Leur réussite constitue une nouvelle preuve de l’excellence de la formation et de la recherche à la faculté de droit de lyon 3.
Jean-François Kerléo et Lukasz Stankiewicz sont devenus après leur doctorat maîtres de conférences à Lyon 3.
Fanny Tarlet et Christophe Testard ont été recrutés après leur doctorat respectivement à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Toulouse 1 Capitole.

TA Grenoble. 5ème chambre - N°1601797 - M. M c/ ONIAM - 28 février 2019 - C+

Responsabilité hospitalière - Accident médical - Acte médical non fautif - Indemnisation par la solidarité nationale

Le CE a jugé (CE 12 décembre 2014, ONIAM c/ B, 355052) que lorsque les conséquences de l’acte médical ne sont pas notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé par sa pathologie en l’absence de traitement, elles ne peuvent être regardées comme anormales « sauf si, dans les conditions où l’acte a été accompli, la survenance du dommage présentait une probabilité faible ». Le tribunal administratif juge que, pour l’application de ce principe, le degré de probabilité doit être apprécié d’un seul point de vue statistique, sans qu’il y ait lieu de rechercher dans chaque cas d’espèce si la victime présentait des facteurs de nature à augmenter la probabilité de survenance du dommage ou si les conditions de réalisation de l’acte médical rendaient davantage probable la réalisation du risque.  Au cas d’espèce, il rejette l’argumentation de l’ONIAM selon laquelle l’état affaibli du système vasculaire du patient et la durée inhabituellement longue de l’oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO) rendaient prévisibles l’ischémie du membre inférieur puis son amputation dans les suites d’une transplantation cardiaque.

Le Jury du Prix de thèse du Sénat, réuni le 15 mai 2018 sous la présidence de Madame Marie-Noëlle LIENEMANN, Vice-Présidente du Sénat, a décerné une mention spéciale à Mme Géraldine FAURE, pour sa thèse de doctorat en droit public  " L'apport des commissions permanentes à l'unification de la fonction parlementaire " Université Lyon 3.

Sous la direction de Philippe Blachèr, Géraldine FAURE avait soutenue sa thèse de doctorat le 17 novembre 2017 à Lyon, dans le cadre de École doctorale de droit (Lyon), en partenariat avec l'Université Jean Moulin Lyon 3.   Le jury était présidé par Sylvie Caudal ( voir journée du 1er juin 2018 en son honneur) et composé de Philippe Blachèr, Pascal Jan, Pauline Türk, Jean-Jacques Urvoas. Les rapporteurs étaient Pascal Jan, Pauline Türk.

TA Lyon, 4 avril 2019 - Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse - N° 1703246 - C+

Compétence – Compétence de la juridiction française – Existence (1) - Procédure –  Pouvoirs et devoirs du juge – Questions générales. Conclusions – Conclusions irrecevables. (2)
Le lieu du captage des eaux détermine la compétence de la juridiction administrative française - application de la jurisprudence "Préfet de l'Eure" à une collectivité étrangère
- (1) Les prélèvements d’eau dont procède la somme réclamée par l’agence de l’eau Rhône‑Méditerranée-Corse, sont effectués par la commune de Puigcerdá par l’intermédiaire du canal de Puigcerdá, créé en 1318 et propriété de cette collectivité espagnole sur l’intégralité de son parcours, qui prend son origine dans la rivière Carol en France par une prise d’eau située entre Quès et Riutès, hameaux dépendants de la commune de Latour-de-Carol dans les Pyrénées-Orientales. A l’endroit de leur captage, les eaux que cette collectivité prélève sont ainsi localisées en France. En l’absence de toute stipulation contraire précisément convenue entre les gouvernements français et espagnol, et alors que ce prélèvement, qui est le fait d’une collectivité territoriale étrangère, ne manifeste l’exercice d’aucun acte de souveraineté, la juridiction administrative française est compétente pour statuer sur la demande indemnitaire présentée par l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse.
Voir Conseil d'Etat 8 novembre 1935, B. et chambre syndicale des mandataires aux prestations en nature, p 1028

L’Institut d’études administratives - équipe de recherche de droit public de Lyon, sous la direction du professeur M.Christophe Roux - organise une journée d’étude sur « L’environnementalisation du droit » en l’honneur de la professeure Sylvie Caudal
le vendredi 1er juin 2018  à l'université Jean Moulin Lyon 3 - auditorium Malraux Manufacture des Tabacs  - Organisé par l'Institut d’Études Administratives de l’

Manifestation de l’hétéronomie du droit et de la pénétration croissante de ses sources matérielles, « l’environnementalisation » du droit constitue un phénomène transversal gagnant sans cesse en amplitude. Ce mouvement affecte aujourd’hui l’ensemble de ses branches, autant que les principes, techniques et concepts mis au service de la finalité environnementale. La présente journée d’étude entend dès lors en saisir à la fois les vecteurs, les acteurs ainsi que les déclinaisons les plus marquantes.  Au coeur des travaux menés par la Professeure Sylvie Caudal tout au long de sa riche carrière, la thématique étudiée lors de cette journée constitue un témoignage de reconnaissance et d’amitié pour la collègue qui vient de se retirer de l’université.

CAA Lyon 2ème chambre - n° 18LY02164 - Préfet de l'Isère - 5 mars 2019 - C+

Etrangers  - Procédure contentieuse - Décision de remise Dublin III assortie d'une mesure de rétention ou d'assignation à résidence. - Expiration du délai d'exécution  prévu par l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 - Appel d'un jugement d'annulation - Non lieu à statuer - Existence
Il résulte de la combinaison de ces dispositions que l’introduction d’un recours devant le tribunal administratif contre la décision de transfert a pour effet d’interrompre le délai d’exécution fixé à l’article 29 du règlement (UE) n° 604/2013, qui courait à compter de l’acceptation du transfert par l’Etat requis, délai qui recommence à courir intégralement à compter de la date à laquelle le tribunal administratif statue au principal sur cette demande, quel que soit le sens de sa décision. L'appel, dépourvu d'effet suspensif, n’a pas pour effet d’interrompre ce nouveau délai. Son expiration a pour conséquence qu’en application des dispositions du paragraphe 2 de l’article 29 du règlement précité, l’Etat requérant devient responsable de l’examen de la demande de protection internationale (1) .

 Affiche 25mai mini

Journée d'étude et de formation organisée par l'Equipe de droit public de Lyon et le GIP " La laïcité dans la justice " 
En présence de Dominique Schnapper, présidente du Conseil des sages de la laïcité de l'Education nationale
           Vendredi 25 mai 2018 de 9H00 0 17h00
Université Jean Moulin Lyon3 - auditorium Malraux Manufacture des Tabacs 16 rue Rollet Lyon 8ème 
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Inscription obligatoire auprès de Alexandra Gasmi Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Programme ici
La déontologie des acteurs de la justice à l’épreuve de la laïcité

L’obligation de neutralité s’impose-t-elle aux avocats? Aux jurés? Aux témoins?
Un magistrat peut-il refuser l’accès d’une salle d’audience à un justiciable
parce que celui-ci refuse d’ôter un signe religieux?

Venez réfléchir à ces questions le 25 mai 2018 à l’Université Jean Moulin Lyon 3


Fiscalité - Contributions et taxes - Impôt sur le revenu - Bénéfices non commerciaux - Indemnité compensatrice de cessation d'activité perçue par agent général d'assurance -  Plus-values à long terme
Les agents généraux d’assurance peuvent opter pour que leur revenus soient déterminés selon les règles applicables en matière de traitements et salaires. Toutefois, seul le revenu provenant des commissions versées par les compagnies d’assurance peuvent bénéficier de ce dispositif. L’indemnité de cessation d’activité, qu’un agent général d'assurances perçoit de la compagnie dont il est le mandataire, constitue non pas un « revenu imposable provenant des commissions versées par les compagnies d'assurances », mais la contrepartie de l’aliénation d’un élément d’actif immobilisé, imposable selon le régime de droit commun des plus-values professionnelles (1). Un tel revenu n’entre ainsi pas dans le champ des dispositions du 1 ter de l’article 93 du code général des impôts et reste imposable au titre des bénéfices non commerciaux (2).

Elise Untermaier-Kerléo,

  • Maître de conférences de droit public à la faculté de droit de l’Université Jean Moulin Lyon 3
  • Assesseur du Doyen en charge des Licences
  • Membre de la Commission Recherche et du Conseil Académique de l'Université
  • Membre du conseil d'administration et du comité de rédaction de l’association ALYODA- Association LYOnnaise de Droit Administratif
devient référent déontologue du Centre de gestion de la fonction publique du Rhône et de la Métropole
elise untermaier

Le référent déontologue, figure nouvelle introduite au sein de la fonction publique par la loi Déontologie du 20 avril 2016, a pour rôle d’accompagner les agents dans leur mission au service de l’intérêt général. Il s’agit de les conseiller afin d’éviter qu’une faute disciplinaire ne soit commise, les informer sur la portée de leurs droits et obligations professionnels, leur indiquer les démarches à effectuer et les mesures à prendre en matière de cumul d’activités et de conflits d’intérêts notamment.


Fiscalité - Contributions et taxes - Taxe sur la valeur ajoutée - Exercice du droit à déduction - Conditions  - Conditions formelles - Conditions de fond - Administration de la preuve - Preuve par  la présentation de factures mentionnant une taxe déductible, ou de tout autre document permettant de vérifier que les conditions de fond relatives à l’exercice du droit à déduction sont satisfaites -  Existence - Rejet en l'espèce
L’absence de facture n’interdit pas la déduction de la TVA si les conditions de fond sont satisfaites. Le défaut de production d’une facture d’achat, qui ne constitue qu’une exigence formelle du droit à déduction, ne saurait empêcher la déduction de la TVA y afférente si l’assujetti établit, par des preuves objectives, que les conditions matérielles de ce droit sont remplies (1). En l'espèce, s’agissant des rappels de TVA, en l'absence de présentation de factures mentionnant une taxe déductible, ou de tout autre document permettant de vérifier que les conditions de fond relatives à l’exercice du droit à déduction sont satisfaites, aucune réduction ne saurait être prononcée à ce titre.  (1) Cf. CJUE 21-11-2018 aff. 664/16, RJF février 2019, n° 237 ; CJUE 13-12-2018 aff. 491/18 sp. z o.o., RJF mars 2019, n° 316.

Actes du colloque du 1er décembre 2017 : "Les 30 ans des cours administratives d'appel"
voir publication à l'AJDA 2018 n° 14 du 16 avril 2018 p.778
- Le rôle du Parlement dans la genèse de la loi du 31 décembre 1987, par Cédric Meurant, p. 779 ;
- La compétence de première instance des cours administratives d'appel, par Olivier Le Bot, p. 785;
- Réflexions sur la performance appliquée à la justice administrative, par Damien Catteau, p. 790 ;
- Les leviers de la performance du juge d'appel administratif, par David Moreau, p. 795.
voir sur le HAL archives ouvertes "les grands arrêts de la cour administrative d'appel de Lyon"

 

CAA Lyon, 1ère chambre -  ville de Lyon - N°17LY01974 - 5 mars 2019 - C+

Permis de construire -  Déclaration de travaux exemptés de permis de construire - Légalité au regard de la réglementation nationale - Monuments historiques -  Mesures applicables aux immeubles situés dans le champ de visibilité d’un édifice classé ou inscrit - Jalousies lyonnaises - Immeubles des canuts - Avis architecte des bâtiments de France ABF
Le propriétaire d’un appartement situé dans le quartier de la Croix‑Rousse à Lyon avait déposé une déclaration préalable en vue de l’installation de volets roulants électriques en façade sur rue d’un immeuble situé dans le champ de visibilité l’église Saint‑Denis, monument inscrit. L’architecte des bâtiments de France (ABF), appelé à se prononcer sur ce projet, a émis un avis défavorable au motif que ce projet serait de nature à affecter le caractère du monument historique et la qualité architecturale et patrimoniale de l’ensemble des abords de ce monument, et qu’il convenait de revenir aux caractéristiques traditionnelles de l’immeuble en installant, au lieu des volets roulants projetés, des "jalousies lyonnaises" ou des équipements similaires à lames orientables dissimulés par des lambrequins ouvragés, caractéristiques des immeubles de canuts. Saisi du recours administratif préalable obligatoire (RAPO) qui doit être formé pour contester l’avis défavorable de l’ABF, le préfet de région a confirmé cet avis défavorable. Le maire s’est alors opposé au projet.

L'université Jean Moulin Lyon 3 décerne trois prix de thèse dans les disciplines : Droit, Économie-Gestion, Sciences Humaines (Philosophie, Lettres, Langues, Histoire, Géographie et Information-Communication).

  • Christophe TESTARD vient de se voir délivrer le prix de thèse en droit pour l'année 2016

Christophe TESTARD est actuellement maître de conférences en droit public à l'université Toulouse 1 Capitole. Cet ancien doctorant de l'université Jean Moulin Lyon 3  est un auteur pour ALYODA. Il a effectué, en 2017, un stage à la  cour administrative d'appel de Lyon, auprès de la 5ème chambre, présidée par Jean-Pierre Clot, premier vice-président de la cour.

Sa thèse est intitulée "Pouvoir de décision unilatérale de l'administration et démocratie administrative".
Elle a été réalisée sous la direction du Professeur Sylvie Caudal et soutenue le 29 novembre 2016, devant un jury composé des professeurs B. Plessix, S. Caudal, C. Chamard-Heim, B. Delaunay et S. Saunier.  Elle sera très prochainement publiée à la LGDJ dans la collection "Bibliothèque de droit public".

CAA Lyon, 5ème chambre - N° 18LY03368 -  Société  X. - 28 février 2019 -  C+

Procédure – Introduction de l’instance – Délais – Point de départ des délais – Notification – Notification aux intéressés du rejet d’une demande présentée par leur mandataire
Le litige concerne une exploitation viticole qui conteste un titre de recettes émis par le directeur général de l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer (FranceAgriMer), le 26 novembre 2015 aux fins de reversement d’une aide aux investissements vitivinicoles. Après l’émission de ce titre, la société a formé, par l’intermédiaire d’un avocat, un recours gracieux auprès du directeur général contre ce titre de recettes, le 23 janvier 2016, dont il a été accusé réception par FranceAgriMer par une lettre du 3 février 2016 adressée en pli recommandé avec accusé de réception à la société elle-même, qui en a accusé réception le 4 février 2016. Elle a ensuite saisi le tribunal administratif de Grenoble d’une demande tendant à l’annulation du titre ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours gracieux mais sa demande a été rejetée sur ce point en raison de sa tardiveté, dès lors que le délai de recours contentieux, qui avait couru à compter du 27 mars 2016, était expiré à la date du 10 août 2016 à laquelle la société X. avait saisi le tribunal administratif de Grenoble.


Le 21 juin 2017, M.Hervé de GAUDEMAR, professeur agrégé de droit public, a été élu, à l’unanimité par le conseil de faculté de l'Université Jean Moulin Lyon 3, 22ème doyen de la faculté de droit, succédant au doyen Franck Marmoz qui avait débuté son mandat en 2012.  Il prendra ses fonctions à partir du 1er septembre 2017.

herve de gaudemar3

 

 Agrégé de droit public, il enseigne notamment le droit administratif général, le droit du contentieux administratif, le droit de la responsabilité administrative, ainsi que le droit des propriétés publiques.

Nommé en septembre 2010 à la faculté de droit , après avoir été maître de conférences à l'Université Panthéon-Assas Paris II, il était jusqu'à présent, vice-doyen. Il a notamment mis en place de nouvelles formations comme le Contrat réussite et le Collège de droit qui sont des dispositifs d'aide, d'accompagnement de la valorisation des étudiants de licence.

Il est aussi membre du Conseil d'administration d'ALYODA.

Toute l'équipe d'ALYODA lui adresse ses félicitations !